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The biosphere, episode "5002" : Les ondes invisibles
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mardi 17 novembre 2009

Huit cent dix



Rideaux lumière ils sont, tombants du ciel, seul plafond nuageux, pensée blanche, voile sur l’horizon, hautes sphères, derrière, les points illuminent le néant.
L’âge, hors temps, les consciences, existences, leurs paradis, l’universel, divisé dans la pluie cosmique, le voyage-vie, fusée sans destination, comète éternelle, force absolue.

Il pleut sur les mondes, les univers, par delà les trous noirs, le maintenant court sur place publique immobile. Les visages alternent ombre et clarté, dans les pupilles, les soleils, les iris percent les « je suis » et tout un monde dégringole, grisaille cités d’acier.
C’est, la muraille de chine - mur de Berlin, les camps concentration - réfugiés, les ghettos - bidonville, les no man’s land - les frontières, coffres-forts - les blindés, l’interminable lutte - l’invasion.

Une écuelle, deux grains, une piécette. Un regard se lève. Une surface d’eau, l’océan dans une goutte, perle de paix coulant d’un œil pyramide. Les êtres se sentent séparés.
Les rangées de lumière sont rideaux célestes ondulants aux vents, pensées humaines, fuseaux d’équinoxes, décalages et mouvements par tous temps. Les êtres se sont divisés.
Sur la vallée lumineuse, baisant les pieds de la Compassion, flottant sur la source, l’étendue souffle, l’éternelle sève, c’est transparent que le miroir devient l’histoire, l’essence-mémoire des hommes et leurs fautes. Les êtres sans souvenirs sont « nous, vous, eux » et tout se répète.
Les glaives projection, feu d’artifice depuis la chair, esprits-canons, édifices-destruction. La matière cherche son dieu dans le sang, pire ombre de soi, un saut sans fond sans toit. Les points illuminent le néant, l’étoile s’éloigne, les êtres perdus, l’humanité modifiée.
Un mur entre chaque, trois barreaux pour parole, un store pour paupière, propagande écouteur et marche sur escalator financier. Cages à lapins, souricières et larges péages-autoroutes. Plate-forme pétrolière, H building et jacuzzis, un peuple s’éteint, un homme s’enrichit.

Âme-carte, topo de l’ascension-unité, examen du plan : déployer son cordon d’argent, étirer ses ailes, boire aux chutes de l’Empire, trinquer à la faillite-fatalité, sauver la première qualité, le créateur en nous.
Les ondes invisibles percent leurs biosphères à cinq mille deux années-lumière, les cœurs-ballon éclatent et la grande montgolfière lâche du lest, des zestes de cruauté, comme la cendre-fumée s’envolant depuis le cendrier des dirigeants-trafiquants, dernière cigarette, dernière pollution, locomotive essoufflée.
La lune retire sa couverture, reflet du côté glacé, froideur d’humanité, le deuxième soleil est né. La dernière bombe est tombée, la dernière main serrée, dernier papier brûlé-signé, enfin la paix, le dernier être est lavé.

Et le volcan jaillit, et le volcan purifie. Les continents s’éloignent un peu plus, et de toujours plus loin, les êtres-phares se rapprochent, les âmes rayonnantes appellent, les peuples scintillants communiquent, dans la clarté du monde-silence, le flambeau depuis l’Euphrate inonde la Terre.
Chaque vague est d’amour-torrent, feu mystique énergisant, gonflant, encore et encore, gonflant l’étincelle intérieure. Les êtres se sont réunis.
Le soleil sans ombre se déplace dans l’astral. La nature beauté s’illumine, le savoir est son réverbère, la connaissance sa lanterne, la mémoire sa veilleuse et la mer s’est écartée, mise en place du plan divin.
La nuit chante sans fin, vitesse harmonique ricochant sur d’etoilées constellations, portes d’outre-temps, sabliers-dimension, les tables Akashiques et leurs sons, sur nous notre chanson.
L’éclipse est le miroir et depuis l’obscurité les rideaux se sont levés. Spectacle de l’Ombre-rayonnant, ondes et vibrations, les gouttes se mêlent, s’unissent, forment la flaque, la rigole, la rivière. Les eaux tombent, les barrages cèdent, saison chaude des averses, ondulations terrestres, les cieux éclairent l’âme collective et l’illumination n’a plus d’explication.
La Terre est un soleil, le soleil un cœur galactique, l'espace solaire, un hymne à la forme-vie, multiple facette du « je suis » et « je vis », « ici et maintenant ». Noyau de l’Esprit, les êtres se sont unis.
Et l’Infini en eux demeure, l’éternelle lueur, centres d’énergies activés. Les êtres sont un, mélange de tous dans la lumière, confondus. La matière s’efface, les corps s’évaporent, et les anges prennent place.

Enfin voici, la finale du cinquième règne. Le soleil humain gonflant, réalisé, irradie tout. La galaxie tremblante, s’attend à l’orgasme du nouvel âge, nouveau cycle. Le coït universel ne s’éteint jamais. L'Essence est la Source, masculin/féminin, le Tout électrique, et nous sommes son courant galopant, à la conquête du néant.
Voici le quatorzième Big Bang. Énième voix du silence, nouvel om.
Évaporé dans le divin, enrichi de l’Histoire-humanité, dans les ténèbres et la conscience déployée, « je », poursuit une route et vient de franchir un cap. Cinq milliards d’années regroupées dans la présence d’une seconde perpétuelle.


dimanche 25 octobre 2009

La biosphère du Je

photo eipho
Lisa Gerrard - Maranatha




J’ai vu, le ciel gris et pluvieux, transpercer les airs tristes de certains matins.
J’ai vu, un grand plancher mouvant d’un bleu laiteux, incroyable couleur contrastant.
La méditerranée gonflée d’audace sur un plafond tourbillonnant, chargé du parfum des hommes, pensées sauvages et solitaires. Les esprits agités remuent avec eux les cieux, la réalité se dessine dans le récipient de l’inconscience générale.
C’est, les pieds sur les galets, les idées sur les sommets, par delà les milliers d’êtres somnolents, les tramways et cent vingt contes de fées, un voyage en train musical, une flèche poignardant le paysage, où les regards subjugués se portent vers une nature intérieure plus féconde, plus fertile de ces rêves, qu’ils gardent profondément au fond d’eux, par crainte d’être aimables et trop bons, dans ce monde austère n’ayant plus que la saveur d’un café froid.

Juste là, amarré dans le néant
d'une écriture fragile et éphémère
brise glace du furtif présent
je suis la vague sur la parallèle du temps.

Immersion partielle de 3 secondes
suffisamment de temps pour quitter ses jambes
avoir l'opportunité d'échanger ses ailes.
Voir le plafond liquide, demander à la pieuvre universelle
tenant le monde au bout d'un fil de lumière, son entrée gratuite.
Avoir le temps aussi, d'un mouvement de bras
d'esquisser un arc de cercle avec le pinceau de l'histoire
contempler ses craquelures au séchage et voir
ses deux points tels notre naissance et notre…
Savoir à peu près où s'y situer et vouloir en faire
si la possibilité était donnée, un cercle parfait.
Divague ami et entraîne avec toi les dix vagues du firmament.

Peintures de lettres argentées sur tranches de vie
entremêlées d'injections de visions panoramiques
shootées d’extravagances abruptes de l'âme
une marche isolée et silencieuse plongée dans les abysses du cosmos
consciemment manipulée, par l'appel du pélican bleu.
L'appel de l'oiseau, qui crie que le commun des mortels n'entend pas
ou reste effroyablement distant face à la peur de l'inconnu.
A part ces ours musiciens qui semblent toujours vouloir guider l'inspiration du présent
fraîches pensées matinales où fictions nocturnes fusionnent
dans un quiproquo d'irréalité passive projetée et rejetée.
Parce que d'autres sont là aussi, dans le berceau du temps
apaisés et livides, se voyant dans le noir, bouffés par les vers.
Du dégoût de s'être trompé de cercueil, et de n'avoir pas choisi
une pensée plus optimiste pour leurs vieux jours.
Mais tout cela peut changer, si jamais celle ou celui qui voit
accepte d'être le soi profond et non plus le moi superficiel, comme tous ceux
qui ayant exploré de fond en comble le matérialisme qui nous entoure
souhaitent à présent le voir s'évaporer, pour vivre et s'épanouir enfin
pleinement dans la véritable substance, qui en sera l’aboutissement délivrant.
...I have a dream...

J'irais voyager là où mes envies naîtront
sortir un peu d'ici, sentir et puis m'y perdre.
J'irais parcourir quelques terres sauvages
sortir du monde, voir à quoi ressemblent mes rêves.

Brouillard bleuté où ton ombre court encore
ma main vole au dessus des herbes
silence, invisibilité de l'autre
idées faussées entraînant la démangeaison
je crois que tout est faux.
Reviens en arrière et dis-moi.
A ce jour, dans le hublot des mondes
personne n'a envoyé de courrier explicatif.
Si seulement on pouvait sonner l'étendard du grand salut.

Ne retourne pas l'esprit que tu ne peux percevoir
il est d'un autre coté, ayant dansé dans les champs de la mélancolie
heureux avec si peu... pauvre jusqu'à la moelle.
Mais il sait déjà qu'il a réussi quelque chose
savoir au moins qui il est, et ça, ça n'a pas de prix
car sage est sa pensée, et les idées ne sont des actes
ni des mises en évidence certaines, l'heure du matin, du soir
identiques, pas de moments pour faire une chose en particulier.
Tout se joint, tout coïncide, tout est là, qu'on meurt ici ou ailleurs.
Et parfois, on se retrouve encore mieux placé, une fois avoir été perdu
une fois avoir, tout perdu.

Les foules disparaissent
les immeubles se peignent de vert
les routes de bleu et les fenêtres
de toutes les forêts denses, dansent sans fin.
La rue arbore deux rangées d'arbres géants
et au milieu, sur cette route qui ne finit pas
faisant le tour de la terre, des centaines d'enfants jouent.
Alors le ballon s'envole au loin, et tous courent après lui
comme s'il était le soleil, l'étincelle de leur vie.
La végétation défile et tout se confond enfin
la durée, le silence et l’espace
Il n’y a plus d'option, plus de valeur, plus d’influence
tout est égal, tout commence là où tout se finit.


samedi 24 octobre 2009

_ 8


photo eipho
photo eipho
photo eipho
photo eipho
photo eipho

mardi 6 octobre 2009

La solitaire

Hans Zimmer - To Zucchabar




Toc toc toc.

Oh mais regardez qui voila ! C’est la Solitude en personne, ouvrez-lui la porte, faites-lui place, installez-la à notre table, servez-lui un bol de soupe et un verre de vin, nous avons grandement à parler elle et moi.
Tu tombes bien Solitude, oui tu tombes merveilleusement bien car j’ai des choses à te dire vois-tu. Mais avant cela, reposes-toi et réchauffes-toi un instant ici.
Comme tu as l’air mal en point, comme tu as l’air triste en vérité, comme tu fais peine à voir. As-tu vécu des moments douloureux, as-tu été lasse du comportement des hommes, de tes proies dis-moi ? N’as-tu trouvé personne pour t’épanouir, reviens-tu me voir pour vivre à nouveau auprès de moi ? Mais il est trop tard vois-tu, tout cela est fini car c’est moi qui porte à présent ton nom et tes habits. Je ne suis plus vide mais plein d’autre chose de toi.
En cinq ans tu as été une fidèle compagne je l’avoue, j’avais larme à la main, de la pluie dans le cœur mais désormais je souris devant toi, et même seul dans le centre de la terre, il y fait aussi bon que dans le ventre d’une femme.
Vois-tu, mes amis autour de la table ont disparu, ils se sont volatilisés lorsque tu es rentré, et ces personnages te haïssent pour dire vrai. Il ne devait y avoir qu’une conversation qu’entre toi et moi mais sache qu’ils écoutent et attendent ta réaction, parce que maintenant les rôles sont inversés, c’est moi qui te contrôle, sais-tu cela ?
Il y a eu le néant, le silence et la souffrance, un temps difficile et la grisaille dans nos ciels, même les étoiles semblaient nous avoir oublié. Alors un jour je t’ai pris la main, et nous sommes partis. Partis si loin que l’on s’est égaré dans les profondes vallées de la peine. On oubliait même la volupté d’une vie, se complaisant dans l’extinction de tout. Et puis peu à peu, tu as perdu de ta valeur parce que j’avais tout exploré avec toi, mais pour finir tu m’as dit de ne pas te perdre t’en rappelles-tu ?
Solitude ton nom a changé, tu n’existes plus, on ne peut plus te nommer, car j’ai pris ta place. Alors dis-moi, qui es-tu ? Toi l’ombre invisible, toi qui t’accroches et rampes derrière nous tel un cadavre agonisant, laisses-tu les hommes en paix à présent ? As-tu saisi l’importance à remplir l’espace, à ne plus être vide mais pleine, et d’apporter à ceux que tu croises les richesses de la compréhension de tout.
Vas les voir désormais, tous ceux qui auront besoin de toi, et dis-leur que tu n’es plus la Solitude mais le Savoir Isolé, car tu vaux bien plus que ce que tu ne laisses apercevoir.
Alors lèves la tête, sèches tes larmes et souris-moi toi qui es sans nom.
Regarde bien le cœur des hommes, regarde bien le bonheur que tu pourrais leur apporter plutôt, et si tu n’as rien à dire car en vérité tu as parlé à travers moi, alors rentres en moi et qu’on en finisse, pour toujours. Je t’avale et tu disparais, je te libère et mon corps évacuera dans les airs ce qu'il restera de toi, lorsque tu te seras gorgée de tout mon être.
Vois-tu comme j’ai pitié, vois-tu comme j’ai pitié de ce passé, vois-tu comme j’ai changé ? Alors il me reste un dernier mot à dire, "je t’aime".

Et mes amis sont revenus, autour de la table. Et mes amis sont là, eux aussi en moi, tous ces humains qui s’ignorent, tous ces gens qui attendent tellement, que la Solitude fonde en eux pour les aimer, pour qu’ils s’aiment enfin. Crois-moi je le ferai à ta place.
Tu es si fatiguée… meurs en moi, je te ferai vivre sous mon nom.

Nos existences sont des cocons, une retraite dans la tanière de l’univers
où les relations avec nous-mêmes, avec le monde et enfin avec les autres, sont une clef de délivrance.
La Solitude n’a pas de nom lorsque l’on est, à travers elle, détaché d’elle.
Seul depuis longtemps, on ne pourra alors que découvrir « la paix »
et pour le reste, viendra ce qui viendra.

Amitié à tous.